jeudi 24 janvier 2013

Hoi An : c’est bon pour le moral !



Nous quittons Hué et la rivière des Parfums pour nous rendre à Hoi An à 4 heures de route en direction du Sud. Le soleil est au rendez-vous pour ce voyage ! Le bus blindé de touristes serpente sur la route sinueuse qui mène au col des Nuages et offre une vue remarquable sur la côte. Une pause vivifiante en cours de route dans la baie de Da Nang nous permet de découvrir la mer de Chine. L’odeur des embruns, le bruit des rouleaux déferlants sur une plage de sable blanc et la chaleur des rayons du soleil sur notre peau… quel ravissement pour nos sens qui nous avait bien manqué depuis la Thaïlande. 



A notre arrivée à Hoi An, déambulant dans les rues à la recherche d’une chambre, nous sommes surpris par la propreté et la tranquillité qui règne dans cette bourgade. Hoi An est une petite ville charmante ayant échappé miraculeusement aux destructions de la guerre américaine. Ses temples et demeures traditionnelles bourgeoises restaurées et décorées avec soin lui ont valu d’être classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. La visite assez intimiste de ces édifices est d’ailleurs l’attrait touristique principal de la ville. Aux heures interdites à la circulation, c’est un véritable bonheur de s’y balader. Des porteuses de palanche à chapeau conique arpentent les ruelles bordées de maisons peintes à la chaux ocre. Le soir venu, des centaines de lanternes en soie illuminent les rues et les quais longeant la rivière : véritable décor de carte postale. Tout comme à Pingyao en Chine, la muséification de la ville lui ôte quelque peu d’authenticité. Mais cela n’empêche pas le charme d’opérer. 


Ici, encore plus que partout ailleurs au Vietnam, les boutiques de confection d’habits et de chaussures sur-mesure ne manquent pas. Pour quelques dizaines de dollars, votre petite robe en soie sera prête en 24 heures...

Autre spécialité faisant la réputation de Hoi An : sa gastronomie ! Et gourmands comme nous sommes, nous comptons bien en profiter. Les « Roses Blanches », raviolis à base de farine de riz fourrés à la poudre de crevette, ont gagnées notre faveur. La recette reste secrète ici et même notre cours de cuisine, pourtant très instructif, ne nous permet pas d’en savoir plus. Pour nos diners, ces sont les plats à emporter d’une petite mamie installée sous le marché couvert qui nous ont séduit. Nous y sommes allés deux soirs de suite. Elle nous a reconnu et offert un magnifique et inoubliable sourire édenté ! Etant toujours en mouvement lors de notre voyage, le fait de faire seulement deux fois de suite la même chose s’assimile pour nous à une « habitude » ! C’est fou, non ! Bref, les plats de notre mamie du marché nous ont permis d’apprécier une excellente cuisine locale tout en profitant de l’ambiance et de la fraicheur des bords de rivière à la nuit tombée. 

Hormis le cours de cuisine, nous choisissons de visiter le paisible temple Phuc Kien et trois demeures traditionnelles. Celles-ci, qui appartenaient à de riches notables ou commerçants, sont édifiées de façon similaire sur deux niveaux, en longueur entre deux rues et possèdent une cour intérieure. Elles mêlent des traits architecturaux vietnamien, chinois et japonais. Fidèles à la tradition du culte des ancêtres (comme en Chine), les familles réservent une place particulière dans leurs demeures à un autel consacré à ces aïeux. Les portraits qui y trônent évoquent l’histoire de ces clans familiaux. On trouve également de nombreux objets d’art ancien et de magnifiques meubles en bois précieux. Les visites se terminent toujours dans la petite boutique de souvenirs. Après une négociation mémorable, Nicolas y acquiert à prix d’or un sucrier en forme de petit vietnamien… Nous l’appellerons Tran. Ne manquez surtout pas de venir le voir exposé chez nous à notre retour ! 

Au détour de la visite d’une demeure bourgeoise, nous sommes séduits par une courte démonstration de danse et musique traditionnelles. Nous décidons donc de nous offrir une séance un peu plus longue en soirée au petit théâtre de la ville. En nous installant dans l’hémicycle quasi-désert (2 ou 3 spectateurs maxi), un doute concernant la qualité du spectacle à venir nous envahit soudainement. La suite ne fera que confirmer nos craintes… Avec une technique, une mise en scène et des costumes dignes du spectacle de fin d’année de l’école primaire Françoise Dolto de Saint André le Bouchoux dans l’Ain, 5 danseurs nous dévoilent leurs plus belles chorégraphies. C’est à mourir de rire, mais lorsqu’il n’y a que 5 spectateurs dans la salle il faut se contenir… Mention spéciale à la première danse mettant en scène les 4 animaux sacrés de la culture vietnamienne (le dragon, la licorne, le phénix et la tortue) façon « danse des canards » ! Les solos d’instruments de musique traditionnelle permettent cependant d’élever le niveau. Le rire étant excellent pour la santé, nous aurons allongé d’au moins quelques années notre espérance de vie… C’est dire !

Notre périple à Hoi An se termine par une balade à vélo. Nous parcourons alors les quelques kilomètres qui séparent la ville de la plage, en passant par de somptueux paysages de rizières verdoyantes. Un peu de sport et de nature nous font le plus grand bien avant notre première et unique nuit en train du Vietnam. Direction l’effervescence de Saigon.

Edwige et Nicolas



Sur la route en Hué et Hoi An : une pause ensoleillée fort agréable !











L'intérieur d'une maison traditionnelle bourgeoise

La pièce du fond est dédiée au culte des ancêtres : une quarantaine de portraits son disposés sur un autel.











Le salon d'une maison bourgeoise. Le mobilier est décorés de magnifiques motifs nacrés.



La chambre de la même maison. La famille habite toujours dans cette maison.


Un spectacle de musique et danse traditionnels

La meilleures pâtisserie de notre tour d'Asie! C'est aussi un centre de formation pour de nombreux futurs pâtissiers vietnamien.

Le pont jamonnais


Le cocktail de l'amitié offert par l'école de cuisine avant notre cours.