jeudi 10 janvier 2013

Dernière expérience en bus laotien...


Le réveil sonne tôt pour notre dernière journée en territoire Lao. Notre bus part à 6h du matin.

Il est 5h40. Il fait encore nuit noire dans les rues de Muang Khua. Aucun éclairage en raison d’une coupure de courant généralisée (Edwige en fait les frais en plein milieu de sa douche !). Nous sommes donc avec Hannah, tous les trois avec nos lampes frontales et nos gros sacs. Nous attendons à un carrefour, devant une petite échoppe encore fermée. C’est normalement le lieu de départ des bus pour le Vietnam… L’endroit est désert, nous n’apercevons que les yeux brillants des chiens errants dans la nuit.


Il est 5h50. Pas encore de bus, mais deux hommes vietnamiens arrivent les bras chargés de paquets. Ils nous demandent si nous attendons le bus pour Dien Bien Phu. Nous sommes rassurés, apparemment nous sommes au bon endroit…

Il est 6h00. Toujours pas de bus. Deux jeunes touristes russes arrivent en courant de peur de l’avoir manqué. Pas de panique ! Nous ne sommes pas prêts de partir…

Il est 6h10. Quelques locaux continuent d’arriver, mais aucun bus en vue !

Il est 7h00. Le soleil s’est levé et nous assistons à une procession de moines bouddhistes appelée Tak Bat. Des habitants du village se sont alignés au bord de la rue. Ils remplissent de riz gluant les bols à aumône des bonzes à leur passage. Les moines réaffirment ainsi leurs vœux de pauvreté et d’humilité. Nous sommes une petite dizaine à observer cette cérémonie silencieuse, lorsqu’un homme vient nous annoncer qu’il n’y aura pas de bus ce matin. La veille, faute de passagers, celui-ci est resté à Dien Bien Phu. Il nous faut attendre jusqu’à 11h, l’arrivée du bus en provenance d’Udomxai…

Après un petit déjeuner et une grosse sieste pour Nicolas, nous voilà de nouveau à l’arrêt de bus 4 heures plus tard. Michael nous accompagne alors pour nous saluer. Il prendra le même bus le lendemain matin… enfin on espère pour lui !

Nous sommes toujours une dizaine lorsque le bus arrive. En fait, c’est plutôt un minibus plein à craquer. Celui-ci n’a pas de soute à bagages, le toit est donc surchargé de cartons et sacs en tous genres, tout comme la moitié des sièges. Le chauffeur réussit miraculeusement à charger nos bagages en comblant les quelques trous restant. Une chose est sure, nos sacs partiront ! Mais pour les passagers, c’est plus incertain. Comment faire entrer 10 personnes dans un minibus lorsqu’il ne reste plus que 4 mini-places ? Et bien on entasse le surplus passagers n’importe où… Le chauffeur nous attribue les places en fonction de notre taille et corpulence, comme on rangerait un coffre de voiture ! Hannah chanceuse se retrouve sur un mini-siège peu confortable. Nicolas prend place sur une caisse en métal à côté de la porte automatique du bus. Il accumule les couches de pulls sous ses fesses, pour améliorer légèrement le confort, mais ses pieds se coinceront derrière la porte à chacun des nombreux arrêts. Edwige se fait attribuer une place  de choix dans la minuscule rangée : un quart de fesse gauche sur un siège, un quart de fesse droite sur un autre et le reste…dans le vide. Comme dossier : les genoux cagneux d’un charmant laotien qui lui transperce les côtes. Et les jambes ? Pliées en quatre, pour laisser la place à une dame qui restera debout une partie du trajet. Cette installation se fait cependant dans une ambiance détenue et souriante. C’est un trait culturel dont les laotiens nous auront fait part du début à la fin de notre séjour. C’est parti pour 5 heures de bus ! 

Les courbatures de ce dernier voyage seront rapidement oubliées. Nous adorons le Laos et gardons d’excellents souvenirs de ces 3 semaines passées au « Pays du Million d’Eléphants ».

Kwap Jai Lai Lai ! (Merci beaucoup !) 

Edwige et Nicolas





Il est 11h00, nous attendons encore....

Procession de moines bouddhhistes

Notre minibus est arrivé!


C'est parti pour 5h de bus!

A la frontière Laos-Vietnam: il ne fait pas très chaud