Passer quelques jours
avec de grands animaux sauvages est un projet qui tient à cœur à Edwige, de
longue date. C’est un rêve d’enfance qu’elle réalise enfin au Laos. Dès notre
arrivée à Luang Prabang, nous contactons le Centre de Conservation des
Eléphants pour y effectuer un volontariat.
Les premières dates
disponibles sont autour du nouvel an. Nous avons donc cinq jours devant nous…
que faire alors ? Réaliser un trek chez les minorités ethniques autour de
Luang Prabang, visiter la plaine des Jarres, descendre à Vientiane ? Rien
de tout cela ne nous tente… Nous décidons plutôt de prendre notre temps et de
partir à la rencontre des laotiens.
Nous rallions ainsi
Sainyabuly en quatre jours au lieu des quatre heures de bus conventionnelles.
Nous empruntons les transports locaux : un Sawngthaew qui est une sorte de
pick-up aménagé de deux bancs et d’un toit, puis un bus et un bac pour la
traversée du Mékong. Ces véhicules sont bondés, largement en surcharge, envahis
de poussière… mais l’ambiance y est conviviale ! Lors de son pic de
fréquentation, le Sawngthaew accueille vingt passagers, un scooter et de
nombreux colis et bagages. Tout cela est réparti à l’intérieur et sur le toit
au gré des montées et descentes des voyageurs. Le bus, lui, est si chargé que
dans les descentes il roule au pas afin de ne pas prendre trop de vitesse… Le
chauffeur semble ne pas avoir pleinement confiance en ses freins…
Nous effectuons une
étape à Muang Nan, à mi-chemin entre Luang Prabang et Sainyabuly. Nous y
faisons la connaissance d’une famille très accueillante chez qui nous logeons.
Nous passons de bons moments à danser, trinquer et manger (un peu trop…). Pour
les laotiens toute occasion semble être bonne pour faire la fête ! Nous
nous promenons dans les villages alentours où nous faisons de belles rencontres
(Voir l’article dédié à Muang Nan).
Nous parvenons
finalement à Sainyabuly, chef lieu de la province du même nom. C’est une ville
en chantier, sans charme, aux grandes avenues poussiéreuses. Nous sommes un
vendredi, jour de loterie. Le soir, les trottoirs sont occupés par des dames
installées derrière de petites tables de camping et éclairées par une lampe de
bureau. Elles vendent des billets de la Loterie Nationale, très populaire
parait-il au Laos. Nous nous promenons le long d’un bras de rivière encore
sauvage. Des pêcheurs lancent leurs filets, tandis qu’un enfant joue sur une
barque amarrée. Un grand-père et sa petite fille, assis sur la rive,
contemplent l’eau s’écouler paisiblement au soleil couchant. Nous terminons
notre journée par un diner aux grillades sur le marché de nuit.
Nous profitons de ce
passage à Sainyabuly pour nous reposer et nous remémorer les bons souvenirs de
nos premiers mois de voyage, avant de partir à la rencontre des éléphants.
Nicolas et Edwige











